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Nannygate, suite et fin?

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Author: 
Leduc, Louise
Publication Date: 
4 Dec 2015
Availability

 

EXCERPTS

Il ne sera pas dit que La Mère blogue sera la seule au pays à ne pas avoir écrit sur le Nannygate. Oh que non !

Le Nannygate? Vous savez, la crise (crisette?) autour de l’embauche de deux gouvernantes, de jour et de nuit, pour s’occuper des trois jeunes enfants de Justin Trudeau et de Sophie Grégoire.

Tous les médias ont commenté la nouvelle. Dans le seul Globe and Mail d’hier, deux textes complets étaient encore consacrés à ce sujet, en plus de plusieurs lettres de lecteurs.

Tout cela en dit beaucoup sur notre époque.

Une certaine Julie Smythe  – une écrivaine d’Ottawa, est-il dit – soulignait hier à grands traits le train de vie princier du premier ministre et de son épouse. À la prestation de serment de son mari, Sophie Grégoire ne portait-elle pas une robe du designer Erdem, dont les services ont été retenus par Catherine, la femme du prince William? Mme Grégoire ne portait-elle pas, quand elle a rencontré la reine, un bijou évalué à quelque 7000 $ ?

Peut-être, mais tout cela a-t-il été payé par les contribuables? Non, assurément. Alors grand bien lui fasse, non?

Mme Smythe mentionnait aussi que d’autres enfants de premiers ministres n’avaient pas demandé autant de soins. Elle rappelait qu’en son temps, Pierre Elliott Trudeau, fraîchement séparé de Margaret, s’était fait accompagner de sa sœur qui s’occupait de ses enfants pendant un voyage dans le Nord.

Comme dans quantité d’autres textes, il était donc dit en termes à peine voilés que la responsabilité des enfants revient à Sophie Grégoire, qui n’a aucune fonction officielle de toute façon. Ou alors à une sœur ou à une grand-mère qui peuvent bien donner un coup de main.

Aux femmes, quoi, comme le dénonce dans un autre texte Brenda Cossman, professeure de droit à l’Université de Toronto.

Finalement, ont fini par faire valoir les conseillers de M. Trudeau, tout cela n’est qu’une tempête dans un verre d’eau.  Les deux gouvernantes ne coûteront pas un sou de plus aux contribuables, ont-ils dit, le reste du personnel à la résidence officielle étant réduit pour compenser le salaire des deux femmes.

Sans doute n’y aurait-il pas eu scandale si une seule gouvernante avait été embauchée…

Après tout, la future reine d’Angleterre, Catherine et son mari William ne se débrouillent-ils pas courageusement avec une seule gouvernante malgré l’arrivée de leur deuxième enfant?

-reprinted from La Presse

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Entered Date: 
9 Dec 2015
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